C'est fou, c'est complètement fou ! Parfois, on se dit que les choses sont telles qu'elles sont et que c'est bien ainsi. Pourtant, on s'aperçoit d'autres fois que ces mêmes choses ce sont bien écartées de ce qu'elles auraient du être. Hmm, "Aurait dû", ai je dit ? Le terme n'est peut être pas approprié. Après tout, ce message est subjectif et la lecture que vous en faite également, si bien qu'au final, on ne sait plus trop où en est le sens ?

Par exemple, j'écris A parce que j'aime bien cette lettre et que j'espère ainsi vous amenez à ressentir un profond bien être. Mais malheureusement, vous, vous la détestez : cette lettre est pointue et par conséquent elle pique ! Ah, quelle andouille ! Evidemment, vous avez vu et revu la belle au bois dormant pendant votre tendre enfance et vous savez pertinemment quelles peuvent être les conséquences d'un objet si pointu. Le traumatisme fut court mais intense. Presque instantanément, un puissant programme, automatique et inconscient, a commencé à gouverner vos réactions : vous n'aimez pas les objets pointus et c'est plus fort que vous ! Alors, les A, I et autres chapeaux pointus, je ferais bien de leur arrondir les angles !


En arrivant à Mexico, nous prenons quelques jours pour nous éclaircir les idées puis prenons la direction de Oaxaca, la ville du chocolat !

Niché dans une cuvette au dessus de la ville, s'élève l'antique cité de Monte Alban. Malheureusement nous arrivons à la fois trop tôt et trop tard : trop tôt parce que, c'est la saison sèche et que le site est tout grillé et trop tard parce que les foules ont déjà commencé à envahir les ruines.


En saison des pluies, le site revêt une jolie couleur verte qui lui confère un caractère majestueux tout à fait magique.

C'est pourquoi finalement, la folie des choses qui nous entoure parfois, ici et maintenant, hé bien, je n'en parlerai pas ! C'est en fait un peu comme si la balance était équilibrée et qu'au lieu d'observer le plateau de pièces d'or, à gauche, on choisissait d'observer le plateau de fruits, à droite. En réalité, peu importe puisque la balance est équilibrée. On en revient alors encore au problème de la subjectivité : soit on préfère les fruits, soit on préfère les pièces d'or (la subjetivité étant elle même subjective, vous êtes libres de vous représenter la forme de la balance, celle du plateau de fruits et celle du plateau de pièces d'or).


Après une seconde étape à San Cristobal où nous aurons agréablement pris le temps de lire et de ne rien faire, nous arrivons à Palenque. Nous rencontrons Sapir et Rotem, avec qui nous avons fait un bout de chemin depuis. Nous partons visiter les chutes de Misol-ha et d'Agua azul


Misol-ha

Moi, j'aime les fruits et d'ailleurs particulièrement l'ananas alors l'agua de piña (jus d'ananas), vous imaginez... Et pourtant, je vous le dis, ce n'est pas si facile d'en trouver de vraiment bonnes : ni trop liquide, ni trop pulpeuse, un jus d'ananas réussi doit se boire sans difficulté mais tout en donnant la véritable sensation d'être nutritif. Il doit aussi se montrer sucré mais pas plus que ne le serait naturellement le fruit. C'est pourquoi, en définitive, le choix de celui-ci est primordial. Bon dieu, ça parait évident et pourtant les gens semblent trop souvent négliger ce détail :(

L'agua de piña au mexique, c'est délicieux ! Toutefois, il me faudrait tout de même nuancer cette assertion. Bon, disons que généralement, le jus est très bon, parfois excellent, de temps à autres moyen et quelques fois franchement raté. Par conséquent, boire un jus d'ananas au Méxique est un moment globalement délicieusement agréable.


Agua azul


Rotem, à gauche et Sapir, à droite. Rho, ça y est ça râle, z'inquiétez Virginie et Régis, on vous oublie pas ! ;)


Attendez un peu, ici, au Mexique ? Heu oui, je crois que c'est bien ça...hmm si si c'est bien ça, au Méxique ! Décidément, j'ai beau essayer de m'éclaircir les idéees, mon esprit semble inexorablement se laisser envahir par une étrange torpeur ; si bien que réguliérement, toute trame de pensée organisée s'évapore brutalement pour laisser seule place au ressenti des sens. Pfff, les plages de sable fin et la mer des caraibes ne sont certainement pas tout à fait clair dans cette histoire ! Bien qu'en réalité, hé bien, heu, si, ils le sont... oui, parce qu'à vrai dire, sous l'eau, la visibilité moyenne approche les 60 mètres, et puis le sable, bon ben il n'est pas exactement blanc mais il est plus clair que jaune. Alors comme jaune, c'est déjà clair, ben, plus clair que clair, là encore, je vous laisse imaginer...


Le lendemain, nous visitons les ruines de Palenque.




Bref, tout ça pour dire qu'au final, avec toute cette fatigue mentale, on a décidé avec Oliv' qu'il nous fallait faire une pause avant de rentrer : un mois au Mexique et un autre aux Etats-Unis. Après six mois de voyage, il nous fallait bien ça pour récupérer... ;-)


Enfin, nous arrivons sur la côte des caraibes. Nous sommes en saison sèche mais le temps se joue de nous, des trombes d'eau nous tombent dessus en soirée.


Tulum



A bientôt !

Samuel et Olivier.