- Fine, thank you ! How can i help you ?, answered this gorgeous girl, strangely seated on the right side of the road.
- Well, actually, we're looking for Jack...
- Jack ? Oh ! I see. Hmm, unfortunately, he left this world long time ago... But, look, go on, follow the mother road and maybe you'll find his ghost. Sometimes, him and the old dean like to recover the 66 in memories of the good time. Believe in him and you'll find him !
- Thank you so much ! Oh, by the way, what are you doing here ?
- Don't worry about me, i'll be fine, it was nice to meet you guys. Hurry up, you' re gonna miss him ! Give him my regards and have fun !
- Thanks again, See you !
********
L'aiguille semblait s'être collée sur le 70 miles à l'heure. Le bolide filait droit comme un trait sur l'asphalte clair et usé de la route mère, la vieille 66. A son bord, autoradio hurlant, Oliv Kerouac et Sam Moriarty restaient muets, regards rivés sur la ligne d'horizon.Depuis leur départ de L.A., le vent mordant de la côte avait peu à peu fait place à une brise tiède et légère. Le ciel, quant à lui, continuait d'afficher ce joli bleu, pur et limpide. A vrai dire, l'univers tout entier semblait inviter toute trace de vie à une torpeur exquise. Pourtant, nos deux compères restaient inexorablement tendus, muscles du visage presque contractés pour ne pas perdre leur concentration.
Jusqu'à présent, les traces de leurs pères, Jack et Dean, s'étaient révélées bien maigres. Avec le temps, les indices semblaient s'être peu à peu dégradés, comme piétinés et dilués dans les méandres de la surconsommation. La 66, elle même, affichait tristement un visage bien pâle. Lacérée, scindée et entrecoupée par les puissantes autoroutes modernes comptant parfois jusqu'à 14 voies, c'est comme si son âme elle même s'était vue fragmentée. Sa signature énergétique se montrait d'ailleurs parfois si faible que nos deux acolytes devaient faire preuve de la concentration la plus totale pour être en mesure de raccorder deux tronçons.
********
Arf, désolé pour ce silence radio. La côte du mexique a eu un effet dévastateur, s'emparant peu à peu de toute étincelle de volonté encore présente dans nos pauvres corps brunis par le soleil. Sous l'effet du va-et-vient des vagues, ceux-ci sombrèrent chaque jour un peu plus, se laissant aller au doux balancement des hamacs colorés tendus entre les cocotiers d'une petite plage de sable fin de la mer des caraibes. Impossible, dans de telles circonstances, vous l'imaginez bien, de se voir attribuer suffisamment d'énergie pour ouvrir les portes de la connexion à la haute réalité.
Oui mais voilà, nous avons finalement réunis toute l'énergie qu'il nous restait et, avant qu'il ne soit trop tard, avons sauté dans un avion en partance pour San Francisco...
********
Quelques heures plus tard, nous débarquons à SF. Saisis par un froid mordant, nous terminons de récupérer l'entière possession de nos facultés. En nous baladant dans la ville, nous sommes même saisis par une certaine excitation : "hé regarde, ce sont les sorties de secours en escalier comme dans les films ! Wow, y a vraiment des gangs, trop cool leur style,..." Nous sommes séduits par SF et sentons qu'il faudrait pouvoir y vivre queques temps pour vraiment en saisir toute sa beauté.

Le Golden Gate Bridge

San Francisco, de nuit, depuis les twin peaks

En se baladant dans le golden gate park, nous tombons par hasard sur un match de base ball. Il y a le feu dans les tribunes, ça hurle dans tous les sens, on aurait pas fait mieux à la beaujoire !

Notre voiture de location, petite mais très confortable. Et même qu'y a deux volants !

Nous faisons un premier arrêt sur la côte. Pendant que certains surfent...

...d'autres se marrient!


Vous vous souvenez d'alerte à Malibu ?


Samuel et Olivier.
Salut les gars!!
Je n'ose pas imaginer le va et viens de la mer.... ;-))
Bisouss, à bientôt en terre chapelaine!!
Gregouille
Commentaire posté par Gregouille le 18/05/2010 à 22:58