« Janvier 2009, la crise économique s’est abattue sur les ménages comme l'aurait fait une violente tempête de neige, recouvrant la surface de la planète d'un épais manteau neigeux. A n’en pas douter, il faudrait de l’énergie et de la patience avant de pouvoir s’en accommoder... »

Bien plus qu’une simple crise économique, nous avons ici à faire à un enjeu de taille : comment peut – on reconstruire notre société, d’un point de vue évidemment économique mais surtout social, dans l’objectif de préserver durablement notre environnement ?

Cette préoccupation amène toutes sortes d’interrogations et de remise en cause : Comment peut – on défendre le règne de la croissance dans un système aux ressources limitées ? Cette croissance est – elle nécessaire ? Avons nous besoin de toutes ces choses pour animer nos vies ?

Le besoin semble apporter toujours plus de besoin. C’est pourquoi, continuer inexorablement à vouloir en créer ne peut qu’inévitablement apporter toutes sortes d’insatisfactions. Indubitablement, le bonheur durable ne peut appartenir à un tel système. Mais, existe – t – il alors un système, différent, dont l’essence favoriserait le bonheur de tous ?

C’est ici l'une des motivations fortes de ce voyage : la société parfaite n’existe certainement pas ; mais, peut être, pouvons – nous rencontrer d’autres manières de penser, de vivre et d’appréhender le monde plus en harmonie avec ces préoccupations.

Plus que tout, nous souhaitons vivre, une belle aventure humaine. Pendant ce voyage, nous nous efforcerons ainsi de nous imaginer tels des vagabonds, cheminant cahin-caha aux grés des lucioles. Et lorsque tout à coup, intrigués, nous apercevrons dans le lointain, quelques drôles de lumières... alors, qu'à cela ne tienne, nous nous autoriserons à marcher dans leur direction. Puis, rendus à destination, nous poserons quelques temps notre baluchon afin de mieux observer, comprendre et ressentir l'essence même de ces bizarreries.

Enfin, lorsque le temps sera venu, nous reprendrons la route...